France Alzheimer et Maladies apparentées lance ses appels à projets – 2024

Chaque année, France Alzheimer et maladies apparentées lance des appels à projets pour soutenir les équipes de recherche sur la maladie d’Alzheimer et les pathologies apparentées.

AAP Programmes de recherche France Alzheimer 2024

Les projets doivent répondre au moins à l’un des sept axes thématiques définis par le Conseil
scientifique de l’Association :

  • Axe thématique 1 : Physiopathologie de la maladie d’Alzheimer et de ses symptômes. Étude des aspects cellulaires et moléculaires des processus intervenant dans l’apparition et le développement de la maladie d’Alzheimer.
  • Axe thématique 2 : Modèles expérimentaux innovants. Utilisation et/ou développement de modèles expérimentaux originaux et/ou innovants pour l’étude de la maladie d’Alzheimer.
  • Axe thématique 3 : Identification et développement de marqueurs diagnostiques et
    pronostiques : approches cliniques ou fondamentales. Amélioration ou développement d’approches utilisées dans les domaines du diagnostic et/ou du pronostic et/ou du suivi de l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Les projets déposés dans cet axe pourront aussi bien relever de la recherche clinique que de la recherche fondamentale.
  • Axe thématique 4 : Développement et validation d’outils ou d’approches thérapeutiques innovants. Nouvelles approches thérapeutiques dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. Les projets déposés dans cet axe pourront aussi bien relever de la recherche clinique que de la recherche préclinique.
  • Axe thématique 5 : Maladies apparentées : dégénérescences lobaires fronto-temporales (DLFT), maladie à corps de Lewy, troubles neurocognitifs d’origine vasculaire ou mixte. Étude des maladies apparentées à la maladie d’Alzheimer (dégénérescences lobaires fronto-temporales (DLFT), maladie à corps de Lewy, troubles neurocognitifs d’origine vasculaires ou mixtes). Les projets déposés dans cet axe pourront aussi bien porter sur l’étude des aspects physiopathologiques, diagnostiques, pronostiques et thérapeutiques de ces maladies que sur le développement de modèles expérimentaux pour leur étude.
  • Axe thématique 6 : Prévention et facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer et des
    maladies apparentées. Nouvelles approches, améliorations ou innovations dans les domaines de la prévention et de l’étude des facteurs de risques de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées.

Important :
Un projet peut relever de plusieurs axes thématiques, les études multidisciplinaires et/ou
transverses seront étudiées avec un intérêt particulier.
La classification par axe thématique n’intervient pas dans l’évaluation des projets.

Subventions allant jusqu’à 125 000 €

AAP Sciences Humaines et Sociales 2024

Les projets présentés doivent répondre à au moins l’un des axes thématiques ci-dessous (les pistes de recherche ne sont pas exhaustives) :

  • Axe thématique 1 : Les proches aidants des personnes atteintes d’une maladie neuro-évolutive. Annonce du diagnostic, inclusion dans le parcours d’aide, recours aux dispositifs d’aide, politiques et programmes de soutien aux proches aidants, les acteurs de l’accompagnement des proches aidants, reconnaissance des proches aidants, …
  • Axe thématique 2 : Les interventions non médicamenteuses (INM) dans la prise en charge des maladies neuro-évolutives. Les INM dans l’accompagnement de personnes atteintes d’une maladie neuro-évolutive dans différents stades de la maladie, prescription des INM, évaluation scientifique des INM, professionnels impliqués dans la mise en œuvre des INM, adhésion des patients aux INM, …
  • Axe thématique 3 : L’environnement et espaces de vie. Le chez soi après le diagnostic, les habitats alternatifs au domicile, les espaces inclusifs, la mobilité résidentielle, les actions d’inclusivité, les environnements optimisés, …
  • Axe thématique 4 : Études cliniques. Recherche en santé publique, pratiques professionnelles, qualité de vie au travail de professionnels impliqués dans l’accompagnement des personnes atteintes d’une maladie neuroévolutive, attractivité professionnelle des métiers du care…
  • Axe thématique 5 : Patients experts. Les interactions entre le malade, son entourage, les professionnels, les associations, les institutions, la prise en compte des potentialités des personnes malades, la reconnaissance de l’expertise des personnes atteintes d’une maladie neuro-évolutive, programmes d’éducation thérapeutique du patient, recherche participative, …
  • Axe thématique 6 : Technologies numériques. Les technologies numériques dans la prise en charge globale de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées, analyse et évaluation de l’usage des technologies existantes, impact de l’intelligence artificielle dans les pratiques professionnelles, dimensions éthiques de l’usage des technologies numériques auprès de personnes atteintes d’une maladie neuro-évolutive, adhésion des patients et des proches aidants aux technologies numériques, …La réflexion autour de ces axes pourra être envisagée sous tous les aspects : économiques, éthiques, psychologiques, juridiques, sociaux, …

France Alzheimer et maladies apparentées n’a pas pour vocation le financement du développement d’un nouvel outil et/ou un service dans le cadre de cet AAP.

Subventions allant jusqu’à 100.000 Euros

AAP Soutien aux jeunes chercheurs 2024

Le présent appel à projets vise à donner les moyens matériels à de jeunes chercheur·se·s et
médecins de poursuivre un projet de recherche dans le domaine de la maladie d’Alzheimer et
des maladies apparentées.
France Alzheimer et maladies apparentées accorde ainsi deux types de subventions :

  • subvention couvrant le salaire d’un·e doctorant·e, pour une durée de 6 à 12 mois, pour
    finaliser son projet de recherche afin d’obtenir un diplôme de doctorat auprès d’une
    université française ;
  • subvention pour qu’un·e externe, un·e interne en médecine ou pharmacie ou un·e
    assistant·e ou un·e chef·fe de clinique assistant puisse réaliser pour une durée de 12
    mois un projet de recherche en vue de l’obtention d’un diplôme de master auprès d’une
    université française.
MODALITÉS DE SOUMISSION

Tous les projets devront être soumis via http://aap.francealzheimer.org dans les délais impartis.

Pour tout renseignement : aap@francealzheimer.org / 01 42 97 48 91

Date importante: soumission jusqu’au 5 mai 2024 (midi)

La plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie

Ce réseau qui rassemble les chercheur.e.s intéressé.e.s par des questions relatives à la fin de vie et aux soins palliatifs est ouvert à la recherche paramédicale.

La Plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie* a pour but de contribuer à la structuration, au développement et à la valorisation de la recherche française dans ce domaine. Pour atteindre cet objectif, elle mène différentes actions. Elle finance notamment des appels à manifestation d’intérêt qui permettent le lancement de projets et organise des colloques et webinaires (dont on peut retrouver les contenus en vidéo sur son site Internet). Elle propose des ressources méthodologiques et diffuse de nombreuses informations sur l’actualité scientifique concernant la fin de vie et des soins palliatifs.

Un annuaire disponible

Les chercheur.e.s membres du réseau sont inscrit.e.s dans l’annuaire de la Plateforme (https://www.plateforme-recherche-findevie.fr/annuaire-chercheurs), un outil qui leur permet de présenter leur activité et de se mettre en lien les un.e.s avec les autres. Cet annuaire compte actuellement 432 profils. Les personnes menant des travaux de recherche paramédicale en lien avec la fin de vie et les soins palliatifs sont invités à le rejoindre. Le site internet de la Plateforme propose également une cartographie des équipes de recherche et un répertoire des projets en cours (https://www.plateforme-recherche-findevie.fr/projets-recherche).

Pour en savoir plus
Pour l’abonnement à la newsletter, voir le pied de la page du site.

Cette Plateforme est financée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités. Elle a également un accord de financement avec la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) pour certaines actions. Elle est portée par la Maison des sciences de l’homme et de l’environnement (MSHE) de l’Université de Franche-Comté.

Appels à projets Labellisation de réseaux d’investigateurs – 2024

PRÉSENTATION DE L’APPEL A PROJETS

Fondée sur le respect des identités de chacun des membres, la réussite d’HUGO repose sur la conviction que le collectif permettra à chacun des membres et à l’interrégion d’obtenir de meilleurs résultats dans le cadre d’une action collective.

Fort de cette expérience interrégionale, le GIRCI Grand Ouest, par ses missions d’interface entre les établissements du territoire, de guichet d’orientation et d’aide à la structuration, permet l’émergence de nombreux réseaux d’investigateurs d’une même spécialité ou d’un même domaine scientifique. Ces réseaux structurent les compétences à l’échelle d’HUGO en mettant à profit leur complémentarité, et permettent d’atteindre une masse critique en soins, enseignement et recherche pour plus d’attractivité et de compétitivité à l’échelon national et européen.

C’est pourquoi HUGO prévoit dans son projet stratégique une politique volontariste de soutien à l’émergence des réseaux et à leur développement.

Depuis 2021, les réseaux qui en font la demande et dont le projet correspond à la charte des réseaux d’investigateurs peuvent ainsi être labellisés, sur proposition de l‘instance du GIRCI, garantissant la légitimité et l’efficacité des actions.

Pour 2024, le GCS HUGO souhaite favoriser l’expression des besoins et soutenir la structuration de réseaux thématiques conformément à la charte de labellisation HUGO/GIRCI.

C’est pourquoi, le GIRCI Grand Ouest lance un Appel à Projets (AAP) en vue de labelliser de nouveaux réseaux d’investigateurs.

Le présent AAP permettra de sélectionner 2 à 3 nouveaux réseaux, qui feront l’objet d’une labellisation.

MODALITÉS DE SOUMISSION

La soumission des projets se fera via la plateforme des appels à projets du GIRCI Grand Ouest.

Les candidats ne pourront pas compléter en ligne leur dossier ni attacher les documents attendus.

Les DRCI seront en charge de déposer les dossiers complets au nom des candidats.

Dates importantes:
  • Ouverture de la plateforme: 15 avril 2024
  • Soumission du dossier complet (midi-par les DRCI): 17 mai 2024
  • Date prévisionnelle de publication des résultats: 19 juillet 2024

12e conférence scientifique internationale sur la recherche et l’éducation dans le domaine des soins infirmiers – Université de Maribor- Slovénie


La faculté des sciences de la santé de l’université de Maribor organise la 12e conférence scientifique internationale sur la recherche et l’éducation dans le domaine des soins infirmiers. Elle se tiendra le 13 juin 2024 à Maribor et présentera les résultats les plus récents des chercheurs slovènes et étrangers dans le domaine des soins infirmiers et d’autres domaines de la santé.

La conférence vise à explorer les progrès de la recherche en soins infirmiers et en soins de santé, ainsi que l’éducation basée sur la recherche, dans l’arène slovène et internationale. En outre, elle sera l’occasion pour les praticiens et les éducateurs d’échanger des résultats de recherche, des modèles de meilleures pratiques et des idées novatrices.

Nous vous invitons cordialement à soumettre vos résumés.

Les sujets d’intérêt de la conférence incluent, mais ne sont pas limités à :

  • Recherche et éducation dans le domaine des soins de santé
  • Pratique infirmière avancée
  • Approches contemporaines des soins de santé
  • Qualité, sécurité et soins dans le traitement des patients
  • Leadership et gestion dans les soins de santé
  • Numérisation dans les soins de santé

Dates importantes de soumission :

  • 1er mars 2024 : Date limite de soumission des titres et des auteurs/coauteurs
  • 1er avril 2024 : Date limite de soumission des résumés (lignes directrices)
    ->envoyer les résumés à : aleksandra.lovrencic@um.si
  • 1er mai 2024 : Date limite d’examen par les pairs
  • 15 mai 2024 : Date limite de soumission du résumé final
  • Les résumés peuvent être soumis en anglais ou en slovène, mais doivent être présentés en anglais.
  • Nous demandons des résumés et non des articles complets ; ils doivent être structurés à l’aide d’IMRAD.
  • Tous les résumés feront l’objet d’un examen aveugle par les pairs et seront publiés dans les actes de la conférence.
  • Tous les auteurs recevront un certificat de participation.

Paiement des frais de participation à la conférence :

  1. Participants actifs 150,00 EUR TVA incluse
  2. Participants passifs 180,00 EUR TVA incluse
  3. Autres étudiants 50,00 EUR TVA comprise

Informations complémentaires : aleksandra.lovrencic@um.si

Prix de la Recherche en Sciences Infirmières de portée nationale

Initié par la Chaire de Recherche en Sciences Infirmières (AP-HP et Université Sorbonne Paris Nord) et Quinze Mai.

Ce prix est destiné à promouvoir la place de la recherche infirmière en France et de valoriser les infirmières ou infirmiers investis dans la recherche.

Le Prix Recherche en Sciences Infirmières met en lumière des travaux ou des parcours exemplaires qui sont des modèles pour l’avancée de la recherche infirmière en France.

Il est décerné dans trois catégories :

  • chercheur confirmé
  • jeune chercheur
  • meilleure publication scientifique

Les candidatures sont à déposer avant le 22 mars 2024 et les prix seront remis lors du salon infirmier le 21 mai 2024.

Vous souhaitez candidater au prix de la Recherche en Sciences Infirmière ?

Adressez votre dossier de candidature au comité d’organisation par email au plus tard le 22 mars 2024, à l’adresse suivante : jeanne.pierron@15-mai.com

Votre dossier de candidature devra comprendre :

  • Le formulaire de candidature dûment rempli et signé, comprenant :
    • Un CV sur questionnaire
    • Un texte de présentation du parcours professionnel et des engagements en faveur de la recherche en sciences infirmières
  • Une lettre de soutien d’une personnalité du monde de la recherche,
  • Les pièces listées dans le règlement du prix en fonction des catégories.

Vous trouverez toutes les informations utiles ici : https://www.prix-recherche-sciences-infirmieres.fr/

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs

Pour quelle étude?

TANDOORI: Impact de la fréquence de changement des lignes de perfusion sur les complications infectieuses liées aux cathéters veineux centraux en réanimation. Essai randomisé contrôlé.

Investigateur COORDONNATEUR

Carole HAUBERTIN , Infirmière-cadre de santé

PROMOTEUR : CHU Angers
méthodologie 
  • L’objectif : L’étude a pour objectif principal d’évaluer l’impact d’une stratégie de fréquence de changement de lignes de perfusion tous les 7 jours versus tous les 4 jours sur les complications infectieuses liées aux cathéters veineux centraux.
  • La population
  • Critères d’inclusion :  Tout patient de réanimation porteur d’un cathéter veineux central depuis moins de 72h et dont la durée prévisible de maintien en place est de 7 jours minimum.
  • Critères de non inclusion :
    • Age < 18 ans
    • Femme enceinte
    • Patient majeur protégé au sens de la loi
    • Personne non affiliée à un régime d’assurance maladie ou non bénéficiaire d’un régime de sécurité sociale
    • Patient avec une bactériémie déjà identifiée au moment de l’inclusion
    • Patient dont le cathéter est en place depuis plus de 72 heures
  • Le design est un essai multicentrique, randomisée, contrôlée
  • Le rationnel :
    • En réanimation, les médicaments et la sécurisation des abords veineux requièrent la mise en place d’un cathéter veineux central. Ces dispositifs invasifs sont responsables de complications, notamment infectieuses. Les bactériémies liées aux cathéters grèvent le pronostic des patients, accroissent le nombre de journées d’hospitalisation et les coûts (Chou et al., 2020). En France, elles représentent environ 28,4 % de toutes les bactériémies associées aux soins (Van Der Mee-Marquet et Valentin 2021). Elles sont aussi les plus coûteuses (Zimlichman et al., 2013).
    • Les nombreuses recommandations pour la prévention des infections liées aux cathéters concernent la mise en place du cathéter la manipulation des lignes et les pansements. Peu de recommandations insistent sur le maintien en place du cathéter qui représente certainement la principale origine du risque infectieux (Gorski et al., 2021).
    • Un élément de la stratégie de prévention est le remplacement régulier et systématique des lignes de perfusion car elles peuvent être contaminées pendant leur utilisation par les mains des soignants. Les maintenir au-delà d’un certain délai augmente le risque infectieux. Ces changements impliquent une déconnexion des anciennes lignes du cathéter, la mise au rebut de tous les dispositifs de perfusions qui contiennent d’ailleurs des reliquats de médicaments et leur remplacement pas des dispositifs stériles.
    • Actuellement, la plupart des guidelines internationaux préconisent un remplacement de ces lignes tous les 4 jours et le Center for Disease Control and Prevention recommande de ne pas excéder 7 jours. Ce remplacement de dispositifs nécessite du temps d’infirmière qualifiée, de nombreux dispositifs médicaux stériles et de médicaments. Outre l’effet recherché sur le risque infectieux, la procédure a une incidence sur la charge de travail et les coûts.
    • Une revue Cochrane de 2013 (Ullman et al., 2013) n’a pas mis en évidence de délai maximum pour le remplacement des lignes de perfusion mais elle n’intégrait que 2 essais randomisés qui avaient testé des délais >4 jours. Depuis, l’essai clinique de Rickard publié en 2021 dans le Lancet a conclu à la non-infériorité d’une fréquence de 7 jours versus 4 jours en termes de complications infectieuses. Cependant dans cette étude, la population adulte ne constitue que 87,3% des patients inclus, les cathéters veineux centraux de courte durée ne représentent que 43,9% des dispositifs d’accès veineux centraux étudiés et les patients de réanimation ne constituaient que 62,7% de la population incluse.
  • Durée des inclusions : 24 mois
  • Recrutement total: 2790 patients
EN SAVOIR PLUS: Résumé TANDOORI
Co-investigation 
  • Infirmiers en réanimation
PÉRIMÈTRE GÉOGRAPHIQUE

Grand-Ouest ou France entière

Calendrier

Réponse souhaitée avant le 13 mars 2024

Contactez :

Carole HAUBERTIN, carole.haubertin@chu-angers.fr Tél. 06 65 80 68 98

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs

Pour quelle étude?

PHRIP Bath-Min : “Effet de l’imagerie motrice graduée sur les troubles de la perception du corps dans le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC): étude randomisée contrôlée, évaluateur aveugle en soins primaires »

Investigateur COORDONNATEUR

Sessi ACAPO, kinésithérapeute libérale, CHU de Nantes

méthodologie 
  • L’objectif : L’étude a pour objectif principal d’évaluer l’efficacité d’une prise en soins  par imagerie motrice graduée des patients atteints de troubles de la perception du corps dans le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC)
  • La population
  • Critères d’inclusion :  Patient majeur > 18 ans, SDRC distal du membre supérieur selon les critères de Budapest, Absence de prise en soins par imagerie motrice graduée avant le début du protocole
  • Critères de non inclusion : Troubles psychiatriques, non compréhension du français écrit/parlé, comorbidités pouvant influencer les symptômes du SDRC (pathologie neurologique ou autres douleurs : AVC, diabète, fibromyalgie), non maitrise d’une application smartphone
  • Le design est un essai multicentrique, randomisée, contrôlée
  • Le rationnel : Le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) est une pathologie rare et invalidante(26/ 100 000 /an en Europe). La majorité des personnes atteintes s’améliore la première année, gardant toutefois des limitations fonctionnelles. Environ 25% vont développer des symptômes sur le long terme, avec une qualité de vie fortement dégradée1. il atteint principalement l’extrémité distale d’un membre et est caractérisée par un ensemble de symptômes (douleur intense et disproportionnée, changements de couleurs et  température, troubles de la sensibilité et de la perception du corps). Les troubles de la perception du corps sont rapportés par 84% des patients pour au moins un symptôme. Ils décrivent des sensations d’étrangeté, de non-appartenance du membre, des perceptions de taille ou de forme différentes ou des émotions négatives, allant jusqu’à la volonté d’amputation3. De plus, ces troubles ont été corrélés positivement avec l’intensité de la douleur, l’anxiété, dépression, qualité de vie et la durée des symptômes mais ces résultats demandent confirmation. Les professionnels de santé sont confrontés à un manque d’options et d’efficacité dans les propositions thérapeutiques. Les recommandations placent la rééducation comme un élément central de la prise en soin. Les modalités de rééducation ciblant les représentations corticales comme l’imagerie motrice graduée et ses différents composants (imagerie motrice explicite et thérapie miroir) sont les plus recommandées. Les kinésithérapeutes sont depuis quelques années de plus en plus formés à ces thérapies. Cependant, les preuves dans le SDRC sont limitées, peu récentes et de faible qualité 6. Cliniciens et chercheurs sont donc confrontés à des difficultés quant au traitement à proposer aux patients atteints de SDRC. Si les hypothèses physiopathologiques et les avis d’experts supportent l’utilisation de ces techniques et l’intérêt de la prise en charge des troubles de la perception du corps, les preuves d’efficacité manquent pour soutenir la pratique. Notre hypothèse est que l’imagerie motrice graduée améliorera la perception corporelle chez les patients souffrant de SDRC.
Co-investigation 
  • Une cellule de soins primaire dans une DRCI, une relation avec une filière douleur (CETD) sont un plus mais pas obligatoire.
  • La formation spécifique de standardisation des pratiques est prévue. Le temps passé dans l’étude sera dédommagé.
PERIMETRE GEOGRAPHIQUE

Grand-Ouest ou France entière

Calendrier

Accord de principe souhaité avant mi-septembre 2023

Contactez :

Sessi ACAPO  sessi.acapo@gmail.com

Damien FAIRIER, Coordonnateur de la cellule en soins primaires Damien.FAIRIER@chu-nantes.fr

Thomas Rulleau Coordonnateur paramédical de la recherche en soins thomas.rulleau@chu-nantes.fr Tél. 06 35 55 03 35