Le réseau Recherche et Innovation Paramédicales du GIRCI Grand Ouest, vous propose chaque premier jeudi du mois un webinaire, de 14h30 à 15h, un webinaire animé par un professionnel du Grand-Ouest investi dans la recherche paramédicale.
Ces webinaires sont gratuits et accessibles sur inscription ou en replay.
Le 8 janvier 2026, Baptiste LEMERCIER a présenté son étude SSEPEPPA: Satisfaction de la prise en compte de la santé sexuelle évaluée par les patients de psychiatrie ambulatoire.
Vous pouvez dès à présent visionner le replay du webinaire:
Baptiste LEMERCIER est infirmier en pratique avancée, mention Psychiatrie et santé mentale au Centre Hospitalier Guillaume REGNIER.
Le réseau Recherche et Innovation Paramédicales du GIRCI Grand Ouest, vous propose chaque premier jeudi du mois un webinaire, de 14h30 à 15h, un webinaire animé par un professionnel du Grand-Ouest investi dans la recherche paramédicale.
Ces webinaires sont gratuits et accessibles sur inscription ou en replay.
Le 4 décembre 2025, Tiphaine GRAIN a présenté son parcours et son étude «Les effets de l’orientation de l’attention sur les paramètres de marche et l’activation du cortex préfrontal chez les personnes présentant une maladie de Parkinson».
Vous pouvez dès à présent visionner le replay du webinaire:
Tiphaine GRAIN est psychomotricienne, psycholinguiste, PhD en science de la rééducation et de la réadaptation et formatrice-coordinatrice pédagogique à l’Institut de formation en psychomotricité d’Orléans. Chercheur associée au laboratoire SAPRéM à Orléans.
Le réseau « Recherches et Innovations Paramédicales » du GIRCI Grand-Ouest accompagne depuis février 2024 un projet de déploiement de la recherche avec les IPA de l’inter-région inscrit.es sur la cartographie e-C@RES.
Objectifs du projet
Identifier et contribuer à l’inscription des profils IPA sur la cartographie e-C@res
Créer un groupe de travail (GT) constitué par les IPA du Grand Ouest pour favoriser les liens et contribuer au développement du réseau des IPA sur les activités de recherche et innovation.
Evaluer l’activité à travers une enquête et identifier les sujets de recherche potentiels.
Définir un plan d’actions et rédiger des orientations pour favoriser le développement de de la recherche par les IPA des 5 mentions et l’axe de prévention.
Les contributeurs du projet
Pilote: Katty Guinoiseau, coordinatrice du réseau Recherches et Innovations paramédicales du GIRCI Grand Ouest
Co-pilotes:
Axelle CHAVANON, référente paramédicale du réseau Recherches et Innovations paramédicales du GIRCI Grand Ouest et coordinatrice de la recherche paramédicale au CHU de Angers
Thomas RULLEAU, coordonateur paramédical de la recherche en soins au CHU de Nantes
Réunion du groupe projet en visioconférence 1 fois tous les 2 mois.
Lien avec les Directions des soins membres du COPIL et les membres du COPRO
Les étapes du projet
Recensement des IPA sur e-C@RES et invitation à participer au projet:
9 IPA avaient inscrit leur profil sur la carte e-C@RES en mars 2024 sur les régions de Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire. En février 2025, nous comptons 16 nouveaux profils inscrits, soit 25 IPA sur le grand ouest.
Calendrier de travail
Présentation du projet à la 13ème journée du GIRCI:
Camille QUESSON , Infirmière en Pratique Avancée en Psychiatrie et Santé Mentale au CHU de Tours.
PROMOTEUR : Centre Hospitalier Universitaire de Tours
RATIONNEL
Le TDAH est classé dans la catégorie des troubles du neurodéveloppement. Il se caractérise par des symptômes d’inattention, accompagnés ou non de symptômes d’hyperactivité et d’impulsivité, d’intensité inappropriée par rapport à l’âge de développement. Ce trouble, dont la prévalence est d’environ 5 % chez les enfants et adolescents, affecte 2.6 % des adultes (American Psychiatric Association, 2013 ; Song et al., 2021)
Le TDAH doit être considéré a priori comme un trouble chronique même si l’expression clinique du trouble varie d’un individu à l’autre et chez un même individu au cours de sa vie (HAS., 2024). Les symptômes du TDAH entraînent des conséquences au niveau de la sphère personnelle, sur le plan psychiatrique ou encore au niveau addictologique (HAS., 2024). Les troubles addictifs concernent les substances, mais aussi certains comportements (addictions aux jeux vidéo, aux jeux de hasard et d’argent, au sexe, à l’alimentation notamment). (HAS., 2024).
En santé mentale, la transition fait référence au passage des services pour enfants et adolescents aux services pour adultes (Russet et al., 2022). Dans les services, La transition se déroule habituellement vers 16-20 ans. Cependant, aucun critère d’âge strict n’est établi, la flexibilité et l’adaptabilité sont essentielles. La période jeune adulte est celle où le risque de décompensation d’un trouble mental est le plus important, notamment chez ceux porteurs d’un TDAH qui ont un risque majeur de développer des comorbidités psychiatriques (HAS., 2014). Il n’existe pas actuellement en France de prise en charge spécifique du patient TDAH à la période de la transition.
Plusieurs initiatives ont été conduites pour améliorer la transition entre services de pédopsychiatrie et services de psychiatrie adulte, dont le projet européen Milestone («managing the link and strengthening transition from child to adult mental healthcare»). Les résultats de cette étude sont en cours de publication. Les premiers résultats montrent qu’en France, 48% des adolescents pour lesquels un relais des services de pédopsychiatrie aux services de psychiatrie adulte a été mis en place, ont expérimenté une période de trois mois sans suivi entre les deux types de prise en charge. Les chiffres sont similaires au Royaume-Uni, 50% des adolescents atteignant l’âge de cette période de relais, aussi appelée période de transition, n’étant pas pris en charge par les services de psychiatrie adulte dans les suites de leur parcours.
L’étude proposée s’inscrit dans l’objectif de La coordination nationale TDAH adulte (2020) qui met l’accent sur le travail de coordination afin de réduire le manque de structuration des soins, spécifiquement entre pédopsychiatrie et psychiatrie adulte, afin d’assurer une continuité de soins lors du passage à l’âge adulte, afin de mettre fin aux ruptures de prise en charge sources de complications fréquentes.
Récemment, la fédération internationale du TDAH, dans son consensus international, a rédigé 208 conclusions fondées sur des preuves à propos du TDAH (Faraone et al.,2021). Dans ce consensus « une méta-analyse » de sept études portant sur plus de 5000 enfants et leurs parents a montré un fort retentissement des symptômes du TDAH sur la qualité de vie des enfants par rapport à leurs pairs au développement typique (en auto-évaluation comme en évaluation par les parents) avec un fonctionnement émotionnel, social et scolaire fortement altérés (Lee et al., 2016). A l’adolescence, les attentes scolaires s’intensifient, les risques d’échecs sont plus importants et peuvent impacter l’estime de soi.). Le TDAH multiplie par 1,5 le risque de troubles liés à l’abus de substances (2,4 fois pour le tabagisme) et par 9,3 le risque d’utilisation problématique des médias à l’adolescence (Enagandula R.et al 2018). Le TDAH est associé à une consommation de toxiques plus sévère et à des difficultés de sevrages plus importantes (Biederman 1998, Murphy et Barkley 2002). Chez les personnes dépendantes des opiacés, 22 % ont des antécédents de TDAH dans l’enfance. Concernant la consommation de cocaïne, 35% avait un TDAH dans l’enfance et ont commencé à consommer jeune avec un devenir péjoratif (Carll ET Rounsaville 1993, Clure 1999 et saules 2003). Les personnes ayant un TDAH ont un risque plus important d’usage abusif de substances à partir de 17 ans. En effet, 30 à 50% des adolescents abusant de substances ont un TDAH (Peyret 2010). Ainsi la présence de soignants référents s’assurant de la continuité des soins est indispensable dans cette période fragile (Mousatat. & Ducroix Pastori, 2020).
L’hypothèse d’efficacité est que la mise en place d’un protocole de suivi par un professionnel médical de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, à la période de la transition, auprès des adolescents de 16 à 18 ans, puisse avoir un impact sur l’apparition des addictions avec ou sans substances.
METHODOLOGIE
L’objectif : L’objectif principal de cette étude est de mesurer l’impact d’un protocole de suivi auprès de patients TDAH de 16 à 18 ans, ayant effectué leur dernier rendez-vous dans un CMP de Pédopsychiatrie dans un délai de moins de 6 mois, sur l’apparition ou la diminution d’un trouble des usages avec ou sans substance.
La population (critères d’inclusion et non inclusion) :
Critères d’Inclusion
Patients de 16 à 18 ans, diagnostiqués TDAH, ayant eu un dernier rendez-vous en CMP pédopsychiatrique datant de moins de 6 mois. Signature du consentement par les parents ou détenteurs de l’autorité parentale. Accord du jeune pour entrer dans le protocole de recherche (pas de valeur légale mais importance pour l’adhésion au programme).
Critères de Non Inclusion
Pas d’inclusion pour les patients ne parlant pas le français, sans diagnostic de trouble du développement intellectuel et de trouble d’acquisition du langage écrit.
Le design est un essai contrôlé randomisé multicentrique en groupes parallèles en ouvert.
Durée des inclusions : 24 mois
Recrutement total: en cours d’estimation
Faisabilité de Co-investigation
centres investigateurs prenant en charge des patients diagnostiqués TDAH de 16 à 18 ans.
Présence d’au moins deux professionnels paramédicaux en psychiatrie de l’enfant et l’adolescent ou de l’adulte qui aura en charge des patients diagnostiqués. Nécessité que ce professionnel ait une expertise dans le domaine du TDAH depuis au moins 2 ans.
Formation du promoteur de la recherche à la formation des échelles auprès des équipes soignantes.
T-BRONCHI: Evaluation de la Télésurveillance chez les patients traités pour un cancer BRONcho-pulmonaire par CHimiothérapie et/ou Immunothérapie. Etude randomisée, contrôlée, comparative, multicentrique.
Investigateur COORDONNATEUR
Gaëlle SCAVINER , Infirmière en Pratique Avancée en oncologie thoracique au CH de St-Brieuc.
Le cancer broncho-pulmonaire est le 3ème cancer le plus fréquent et la première cause de décès par cancer en France. Souvent découvert à un stade avancé, il nécessite des traitements systémiques de type chimiothérapie et/ou immunothérapie qui peuvent avoir des toxicités multiples alors que les patients sont traités en ambulatoire. Plusieurs études ont montré une altération de la qualité de vie (QdV) pour ces patients en lien avec le stade avancé de la maladie, les symptômes importants et les toxicités des traitements.
L’amélioration de la QdV est un des trois axes de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Une des actions proposées pour son amélioration est le développement de la télésurveillance pour un suivi plus étroit et un accès aux équipes hospitalières pour les patients lorsqu’ils sont à domicile. Un des rôles des Infirmiers de Pratique Avancée (IPA) est le développement et l’utilisation des technologies permettant des prises en charge à distance. La télésurveillance est entrée dans le droit commun au 31 décembre 2022. L’outil de télésurveillance, CUREETY TECHCARE a été validée par l’HAS et est donc remboursé pour les patients atteints d’un cancer sous traitement systémique.
Notre proposition d’étude s’inscrit dans l’objectif de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Nous proposons un suivi en alternance onco-pneumologue/IPA associée à la télésurveillance des symptômes et des toxicités en lien avec les traitements durant l’intercure pour les patients traités pour un cancer broncho-pulmonaire par chimiothérapie et/ou immunothérapie.
Plusieurs études ont déjà pu montrer des bénéfices de la télésurveillance en hémato-oncologie:
Amélioration de la dose intensité relative, diminution des toxicités sévères (grade 3 et 4) pour les thérapies ciblées orales. Réduction de la fréquence d’hospitalisation, amélioration de l’expérience patient et de meilleurs résultats d’évaluation de QdV pour les patients traité par chimiothérapie en ambulatoire et par thérapie ciblée orale.
Augmentation de la survie médiane, meilleur Performance Status (PS) au moment de la rechute et une meilleure QdV pour les patients en phase de surveillance pour un cancer broncho-pulmonaire.
A l’occasion de la mise en place d’une plateforme de télésurveillance dans le service, nous souhaitons évaluer l’intérêt de son utilisation pour la surveillance durant l’intercure des patients traités pour un cancer broncho-pulmonaire par chimiothérapie et/ou immunothérapie sur la survenue de toxicités de grade ≥ 3.
L’hypothèse d’efficacité est que l’utilisation de la télésurveillance durant l’intercure réduise la fréquence de 20% des toxicités de grade ≥ 3 CTCAE, par leur prise en charge précoce.
METHODOLOGIE
L’objectif : L’objectif principal de cette étude est de montrer que l’utilisation de la plateforme CUREETY permet de diminuer la fréquence de survenue de toxicité de grade ≥ 3 chez les patients ayant un cancer broncho-pulmonaire traité par chimiothérapie et/ou immunothérapie.
La population (critères d’inclusion et non inclusion) :
Critères d’Inclusion
Patient traité pour un cancer bronchique non à petites cellules stade IV ou III non-accessible à un traitement local Patient traité par chimiothérapie et/ou immunothérapie en première ligne
Critères de Non Inclusion
Pas d’inclusion de personnes visées aux articles L. 1121-5 à L. 1121-8 et L. 1122-1-2 du code de la santé publique (ex : mineurs, majeurs protégés, etc…).] Difficultés d’accès ou d’usage de l’application de télésurveillance
Le design est un essai randomisé, contrôlé, comparatif et multicentrique.
Présence d’au moins un(e) IPA en oncologie qui aura à charge la gestion des alertes générées par le logiciel de télésurveillance. Pendant ses absences/congés l’IPA pourra être remplacé par un(e) IDEC ou un(e) autre IPA
Mise à disposition gratuite du logiciel de télésurveillance CUREETY pendant la durée de l’étude
CUREETY ne doit pas être déjà utilisé dans les centres dans cette indication.
Le réseau « Recherches et Innovations Paramédicales » du GIRCI Grand-Ouest accompagne depuis février 2019 un projet de recherche collaboratif avec des diététiciens nutritionnistes de l’inter-région.
Les professionnels ont écrit un projet de recherche sur le thème de l’Impact d’un protocole d’alimentation précoce chez les patients victimes d’un AVC aigu.
Les dernières actu du projet
Les 14 centres co-investigateurs sont quasiment tous recrutés.
le projet est en cours de dépôt réglementaire.
Valorisation
Les résultats de l’enquête de pratiques courantes associée au projet collaboratif sont en cours d’écriture, cette valorisation est portée par Elie Guyau du CHD de Vendée.
Formation
Les professionnels du groupe de travail ont poursuivi leur formation après le retour favorable de la DGOS en juin 2023:
Acculturation à la réalisation d’une étude de faisabilité auprès des centres investigateurs – septembre à novembre 2023
Acculturation à la rédaction des lettres d’information – décembre 2023-janvier 2024
Acculturation à la rédaction d’un CRF février-avril 2024
Formation sur le monitoring d’une étude et le retrait de consentement – Novembre 2024
Renseignements complémentaires
Consultez les autres pages relatives à ce projets :