RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs- Objectif PHRIP!

Pour quelle étude?

CAP’TT: Coordination Ados adultes Protocole Transition TDAH

Investigateur COORDONNATEUR

Camille QUESSON , Infirmière en Pratique Avancée en Psychiatrie et Santé Mentale au CHU de Tours.

PROMOTEUR : Centre Hospitalier Universitaire de Tours
RATIONNEL

Le TDAH est classé dans la catégorie des troubles du neurodéveloppement. Il se caractérise par des symptômes d’inattention, accompagnés ou non de symptômes d’hyperactivité et d’impulsivité, d’intensité inappropriée par rapport à l’âge de développement. Ce trouble, dont la prévalence est d’environ 5 % chez les enfants et adolescents, affecte 2.6 % des adultes (American Psychiatric Association, 2013 ; Song et al., 2021)

Le TDAH doit être considéré a priori comme un trouble chronique même si l’expression clinique du trouble varie d’un individu à l’autre et chez un même individu au cours de sa vie (HAS., 2024). Les  symptômes du TDAH  entraînent des conséquences au niveau de la sphère personnelle, sur le plan psychiatrique ou encore au niveau addictologique (HAS., 2024). Les troubles addictifs concernent les substances, mais aussi certains comportements (addictions aux jeux vidéo, aux jeux de hasard et d’argent, au sexe, à l’alimentation notamment). (HAS., 2024).

En santé mentale, la transition fait référence au passage des services pour enfants et adolescents aux services pour adultes (Russet et al., 2022). Dans les services, La transition se déroule habituellement vers 16-20 ans. Cependant, aucun critère d’âge strict n’est établi, la flexibilité et l’adaptabilité sont essentielles. La période jeune adulte est celle où le risque de décompensation d’un trouble mental est le plus important, notamment chez ceux porteurs d’un TDAH qui ont un risque majeur de développer des comorbidités psychiatriques (HAS., 2014).  Il n’existe pas actuellement en France de prise en charge spécifique du patient TDAH à la période de la transition.

Plusieurs initiatives ont été conduites pour améliorer la transition entre services de pédopsychiatrie et services de psychiatrie adulte, dont le projet européen Milestone («managing the link and strengthening transition from child to adult mental healthcare»). Les résultats de cette étude sont en cours de publication. Les premiers résultats montrent qu’en France, 48% des adolescents pour lesquels un relais des services de pédopsychiatrie aux services de psychiatrie adulte a été mis en place, ont expérimenté une période de trois mois sans suivi entre les deux types de prise en charge. Les chiffres sont similaires au Royaume-Uni, 50% des adolescents atteignant l’âge de cette période de relais, aussi appelée période de transition, n’étant pas pris en charge par les services de psychiatrie adulte dans les suites de leur parcours.

L’étude proposée s’inscrit dans l’objectif de La coordination nationale TDAH adulte (2020) qui met l’accent sur le travail de coordination afin de réduire le manque de structuration des soins, spécifiquement entre pédopsychiatrie et psychiatrie adulte, afin d’assurer une continuité de soins lors du passage à l’âge adulte, afin de mettre fin aux ruptures de prise en charge sources de complications fréquentes.

Récemment, la fédération internationale du TDAH, dans son consensus international, a rédigé 208 conclusions fondées sur des preuves à propos du TDAH (Faraone et al.,2021). Dans ce consensus « une méta-analyse » de sept études portant sur plus de 5000 enfants et leurs parents a montré un fort retentissement des symptômes du TDAH sur la qualité de vie des enfants par rapport à leurs pairs au développement typique (en auto-évaluation comme en évaluation par les parents) avec un fonctionnement émotionnel, social et scolaire fortement altérés (Lee et al., 2016). A l’adolescence, les attentes scolaires s’intensifient, les risques d’échecs sont plus importants et peuvent impacter l’estime de soi.). Le TDAH multiplie par 1,5 le risque de troubles liés à l’abus de substances (2,4 fois pour le tabagisme) et par 9,3 le risque d’utilisation problématique des médias à l’adolescence (Enagandula R.et al 2018). Le TDAH est associé à une consommation de toxiques plus sévère et à des difficultés de sevrages plus importantes (Biederman 1998, Murphy et Barkley 2002). Chez les personnes dépendantes des opiacés, 22 % ont des antécédents de TDAH dans l’enfance. Concernant la consommation de cocaïne, 35% avait un TDAH dans l’enfance et ont commencé à consommer jeune avec un devenir péjoratif (Carll ET Rounsaville 1993, Clure 1999 et saules 2003). Les personnes ayant un TDAH ont un risque plus important d’usage abusif de substances à partir de 17 ans. En effet, 30 à 50% des adolescents abusant de substances ont un TDAH (Peyret 2010). Ainsi la présence de soignants référents s’assurant de la continuité des soins est indispensable dans cette période fragile (Mousatat. & Ducroix Pastori, 2020).

L’hypothèse d’efficacité est que la mise en place d’un protocole de suivi par un professionnel médical de Psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, à la période de la transition, auprès des adolescents de 16 à 18 ans, puisse avoir un impact sur l’apparition des addictions avec ou sans substances.  

METHODOLOGIE
  • L’objectif : L’objectif principal de cette étude est de mesurer l’impact d’un protocole de suivi auprès de patients TDAH de 16 à 18 ans, ayant effectué leur dernier rendez-vous dans un CMP de Pédopsychiatrie dans un délai de moins de 6 mois, sur l’apparition ou la diminution d’un trouble des usages avec ou sans substance.
  • La population (critères d’inclusion et non inclusion) :
Critères d’Inclusion Patients de 16 à 18 ans, diagnostiqués TDAH, ayant eu un dernier rendez-vous en CMP pédopsychiatrique datant de moins de 6 mois. Signature du consentement par les parents ou détenteurs de l’autorité parentale. Accord du jeune pour entrer dans le protocole de recherche (pas de valeur légale mais importance pour l’adhésion au programme).
Critères de Non InclusionPas d’inclusion pour les patients ne parlant pas le français, sans diagnostic de trouble du développement intellectuel et de trouble d’acquisition du langage écrit.
  • Le design est un essai contrôlé randomisé multicentrique en groupes parallèles en ouvert.
  • Durée des inclusions : 24 mois
  • Recrutement total: en cours d’estimation
Faisabilité de Co-investigation 
  • centres investigateurs prenant en charge des patients diagnostiqués TDAH de 16 à 18 ans.
  • Présence d’au moins deux professionnels paramédicaux en psychiatrie de l’enfant et l’adolescent ou de l’adulte qui aura en charge des patients diagnostiqués. Nécessité que ce professionnel ait une expertise dans le domaine du TDAH depuis au moins 2 ans.
  •  Formation du promoteur de la recherche à la formation des échelles auprès des équipes soignantes.
PÉRIMÈTRE GÉOGRAPHIQUE

France entière

Calendrier

Réponse souhaitée avant le 30 novembre 2025

Contactez :

Camille QUESSON, investigatrice principale IPA au CHU de Tours, c.quesson@chu-tours.fr

Tél. 06 83 78 84 10

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs-PHRIP!!

Pour quelle étude?

T-BRONCHI: Evaluation de la Télésurveillance chez les patients traités pour un cancer BRONcho-pulmonaire par CHimiothérapie et/ou Immunothérapie. Etude randomisée, contrôlée, comparative, multicentrique.

Investigateur COORDONNATEUR

Gaëlle SCAVINER , Infirmière en Pratique Avancée en oncologie thoracique au CH de St-Brieuc.

PROMOTEUR : Centres Hospitaliers Saint-Brieuc – Paimpol – Tréguier
RATIONNEL

Le cancer broncho-pulmonaire est le 3ème cancer le plus fréquent et la première cause de décès par cancer en France. Souvent découvert à un stade avancé, il nécessite des traitements systémiques de type chimiothérapie et/ou immunothérapie qui peuvent avoir des toxicités multiples alors que les patients sont traités en ambulatoire. Plusieurs études ont montré une altération de la qualité de vie (QdV) pour ces patients en lien avec le stade avancé de la maladie, les symptômes importants et les toxicités des traitements.

L’amélioration de la QdV est un des trois axes de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Une des actions proposées pour son amélioration est le développement de la télésurveillance pour un suivi plus étroit et un accès aux équipes hospitalières pour les patients lorsqu’ils sont à domicile. Un des rôles des Infirmiers de Pratique Avancée (IPA) est le développement et l’utilisation des technologies permettant des prises en charge à distance. La télésurveillance est entrée dans le droit commun au 31 décembre 2022. L’outil de télésurveillance, CUREETY TECHCARE a été validée par l’HAS et est donc remboursé pour les patients atteints d’un cancer sous traitement systémique.

Notre proposition d’étude s’inscrit dans l’objectif de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Nous proposons un suivi en alternance onco-pneumologue/IPA associée à la télésurveillance des symptômes et des toxicités en lien avec les traitements durant l’intercure pour les patients traités pour un cancer broncho-pulmonaire par chimiothérapie et/ou immunothérapie.

Plusieurs études ont déjà pu montrer des bénéfices de la télésurveillance en hémato-oncologie:

  • Amélioration de la dose intensité relative, diminution des toxicités sévères (grade 3 et 4) pour les thérapies ciblées orales. Réduction de la fréquence d’hospitalisation, amélioration de l’expérience patient et de meilleurs résultats d’évaluation de QdV pour les patients traité par chimiothérapie en ambulatoire et par thérapie ciblée orale.
  • Augmentation de la survie médiane, meilleur Performance Status (PS) au moment de la rechute et une meilleure QdV pour les patients en phase de surveillance pour un cancer broncho-pulmonaire.

A l’occasion de la mise en place d’une plateforme de télésurveillance dans le service, nous souhaitons évaluer l’intérêt de son utilisation pour la surveillance durant l’intercure des patients traités pour un cancer broncho-pulmonaire par chimiothérapie et/ou immunothérapie sur la survenue de toxicités de grade ≥ 3.

L’hypothèse d’efficacité est que l’utilisation de la télésurveillance durant l’intercure réduise la fréquence de 20% des toxicités de grade ≥ 3 CTCAE, par leur prise en charge précoce.

METHODOLOGIE
  • L’objectif : L’objectif principal de cette étude est de montrer que l’utilisation de la plateforme CUREETY permet de diminuer la fréquence de survenue de toxicité de grade ≥ 3 chez les patients ayant un cancer broncho-pulmonaire traité par chimiothérapie et/ou immunothérapie.
  • La population (critères d’inclusion et non inclusion) :
Critères d’InclusionPatient traité pour un cancer bronchique non à petites cellules stade IV ou III non-accessible à un traitement local Patient traité par chimiothérapie et/ou immunothérapie en première ligne
Critères de Non InclusionPas d’inclusion de personnes visées aux articles L. 1121-5 à L. 1121-8 et L. 1122-1-2 du code de la santé publique (ex : mineurs, majeurs protégés, etc…).] Difficultés d’accès ou d’usage de l’application de télésurveillance
  • Le design est un essai randomisé, contrôlé, comparatif et multicentrique.
  • Durée des inclusions : 18 mois
  • Recrutement total: 776 patients attendus – 10 centres investigateurs
Faisabilité de Co-investigation 
  • Présence d’au moins un(e) IPA en oncologie qui aura à charge la gestion des alertes générées par le logiciel de télésurveillance.  Pendant ses absences/congés l’IPA pourra être remplacé par un(e) IDEC ou un(e) autre IPA
  • Mise à disposition gratuite du logiciel de télésurveillance CUREETY pendant la durée de l’étude
  • CUREETY ne doit pas être déjà utilisé dans les centres dans cette indication.
PÉRIMÈTRE GÉOGRAPHIQUE

France entière

Calendrier

Réponse souhaitée avant le 19 MARS 2025

Contactez :

recherche.clinique@armorsante.bzh et gaelle.scaviner@armorsante.bzh

Fanny BEGUIER, ingénieure en recherche clinique, fanny.beguier@amorsante.bzh

Tél. 02 96 01 81 65

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs

Pour quelle étude?

TANDOORI: Impact de la fréquence de changement des lignes de perfusion sur les complications infectieuses liées aux cathéters veineux centraux en réanimation. Essai randomisé contrôlé.

Investigateur COORDONNATEUR

Carole HAUBERTIN , Infirmière-cadre de santé

PROMOTEUR : CHU Angers
méthodologie 
  • L’objectif : L’étude a pour objectif principal d’évaluer l’impact d’une stratégie de fréquence de changement de lignes de perfusion tous les 7 jours versus tous les 4 jours sur les complications infectieuses liées aux cathéters veineux centraux.
  • La population
  • Critères d’inclusion :  Tout patient de réanimation porteur d’un cathéter veineux central depuis moins de 72h et dont la durée prévisible de maintien en place est de 7 jours minimum.
  • Critères de non inclusion :
    • Age < 18 ans
    • Femme enceinte
    • Patient majeur protégé au sens de la loi
    • Personne non affiliée à un régime d’assurance maladie ou non bénéficiaire d’un régime de sécurité sociale
    • Patient avec une bactériémie déjà identifiée au moment de l’inclusion
    • Patient dont le cathéter est en place depuis plus de 72 heures
  • Le design est un essai multicentrique, randomisée, contrôlée
  • Le rationnel :
    • En réanimation, les médicaments et la sécurisation des abords veineux requièrent la mise en place d’un cathéter veineux central. Ces dispositifs invasifs sont responsables de complications, notamment infectieuses. Les bactériémies liées aux cathéters grèvent le pronostic des patients, accroissent le nombre de journées d’hospitalisation et les coûts (Chou et al., 2020). En France, elles représentent environ 28,4 % de toutes les bactériémies associées aux soins (Van Der Mee-Marquet et Valentin 2021). Elles sont aussi les plus coûteuses (Zimlichman et al., 2013).
    • Les nombreuses recommandations pour la prévention des infections liées aux cathéters concernent la mise en place du cathéter la manipulation des lignes et les pansements. Peu de recommandations insistent sur le maintien en place du cathéter qui représente certainement la principale origine du risque infectieux (Gorski et al., 2021).
    • Un élément de la stratégie de prévention est le remplacement régulier et systématique des lignes de perfusion car elles peuvent être contaminées pendant leur utilisation par les mains des soignants. Les maintenir au-delà d’un certain délai augmente le risque infectieux. Ces changements impliquent une déconnexion des anciennes lignes du cathéter, la mise au rebut de tous les dispositifs de perfusions qui contiennent d’ailleurs des reliquats de médicaments et leur remplacement pas des dispositifs stériles.
    • Actuellement, la plupart des guidelines internationaux préconisent un remplacement de ces lignes tous les 4 jours et le Center for Disease Control and Prevention recommande de ne pas excéder 7 jours. Ce remplacement de dispositifs nécessite du temps d’infirmière qualifiée, de nombreux dispositifs médicaux stériles et de médicaments. Outre l’effet recherché sur le risque infectieux, la procédure a une incidence sur la charge de travail et les coûts.
    • Une revue Cochrane de 2013 (Ullman et al., 2013) n’a pas mis en évidence de délai maximum pour le remplacement des lignes de perfusion mais elle n’intégrait que 2 essais randomisés qui avaient testé des délais >4 jours. Depuis, l’essai clinique de Rickard publié en 2021 dans le Lancet a conclu à la non-infériorité d’une fréquence de 7 jours versus 4 jours en termes de complications infectieuses. Cependant dans cette étude, la population adulte ne constitue que 87,3% des patients inclus, les cathéters veineux centraux de courte durée ne représentent que 43,9% des dispositifs d’accès veineux centraux étudiés et les patients de réanimation ne constituaient que 62,7% de la population incluse.
  • Durée des inclusions : 24 mois
  • Recrutement total: 2790 patients
EN SAVOIR PLUS: Résumé TANDOORI
Co-investigation 
  • Infirmiers en réanimation
PÉRIMÈTRE GÉOGRAPHIQUE

Grand-Ouest ou France entière

Calendrier

Réponse souhaitée avant le 13 mars 2024

Contactez :

Carole HAUBERTIN, carole.haubertin@chu-angers.fr Tél. 06 65 80 68 98

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs

Pour quelle étude?

PHRIP Bath-Min : “Effet de l’imagerie motrice graduée sur les troubles de la perception du corps dans le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC): étude randomisée contrôlée, évaluateur aveugle en soins primaires »

Investigateur COORDONNATEUR

Sessi ACAPO, kinésithérapeute libérale, CHU de Nantes

méthodologie 
  • L’objectif : L’étude a pour objectif principal d’évaluer l’efficacité d’une prise en soins  par imagerie motrice graduée des patients atteints de troubles de la perception du corps dans le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC)
  • La population
  • Critères d’inclusion :  Patient majeur > 18 ans, SDRC distal du membre supérieur selon les critères de Budapest, Absence de prise en soins par imagerie motrice graduée avant le début du protocole
  • Critères de non inclusion : Troubles psychiatriques, non compréhension du français écrit/parlé, comorbidités pouvant influencer les symptômes du SDRC (pathologie neurologique ou autres douleurs : AVC, diabète, fibromyalgie), non maitrise d’une application smartphone
  • Le design est un essai multicentrique, randomisée, contrôlée
  • Le rationnel : Le Syndrome Douloureux Régional Complexe (SDRC) est une pathologie rare et invalidante(26/ 100 000 /an en Europe). La majorité des personnes atteintes s’améliore la première année, gardant toutefois des limitations fonctionnelles. Environ 25% vont développer des symptômes sur le long terme, avec une qualité de vie fortement dégradée1. il atteint principalement l’extrémité distale d’un membre et est caractérisée par un ensemble de symptômes (douleur intense et disproportionnée, changements de couleurs et  température, troubles de la sensibilité et de la perception du corps). Les troubles de la perception du corps sont rapportés par 84% des patients pour au moins un symptôme. Ils décrivent des sensations d’étrangeté, de non-appartenance du membre, des perceptions de taille ou de forme différentes ou des émotions négatives, allant jusqu’à la volonté d’amputation3. De plus, ces troubles ont été corrélés positivement avec l’intensité de la douleur, l’anxiété, dépression, qualité de vie et la durée des symptômes mais ces résultats demandent confirmation. Les professionnels de santé sont confrontés à un manque d’options et d’efficacité dans les propositions thérapeutiques. Les recommandations placent la rééducation comme un élément central de la prise en soin. Les modalités de rééducation ciblant les représentations corticales comme l’imagerie motrice graduée et ses différents composants (imagerie motrice explicite et thérapie miroir) sont les plus recommandées. Les kinésithérapeutes sont depuis quelques années de plus en plus formés à ces thérapies. Cependant, les preuves dans le SDRC sont limitées, peu récentes et de faible qualité 6. Cliniciens et chercheurs sont donc confrontés à des difficultés quant au traitement à proposer aux patients atteints de SDRC. Si les hypothèses physiopathologiques et les avis d’experts supportent l’utilisation de ces techniques et l’intérêt de la prise en charge des troubles de la perception du corps, les preuves d’efficacité manquent pour soutenir la pratique. Notre hypothèse est que l’imagerie motrice graduée améliorera la perception corporelle chez les patients souffrant de SDRC.
Co-investigation 
  • Une cellule de soins primaire dans une DRCI, une relation avec une filière douleur (CETD) sont un plus mais pas obligatoire.
  • La formation spécifique de standardisation des pratiques est prévue. Le temps passé dans l’étude sera dédommagé.
PERIMETRE GEOGRAPHIQUE

Grand-Ouest ou France entière

Calendrier

Accord de principe souhaité avant mi-septembre 2023

Contactez :

Sessi ACAPO  sessi.acapo@gmail.com

Damien FAIRIER, Coordonnateur de la cellule en soins primaires Damien.FAIRIER@chu-nantes.fr

Thomas Rulleau Coordonnateur paramédical de la recherche en soins thomas.rulleau@chu-nantes.fr Tél. 06 35 55 03 35

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs

Pour quelle étude?

PHRIP Pulmojet 3 : Validation d’un algorithme de  réglage de la pression de travail de la jet ventilation dans les thermo-ablations tumorales en radiologie interventionnelle, une étude randomisée contrôlée multicentrique

Investigateur COORDONNATEUR

Nathalie Desfriches-Doria, IADE, coordinatrice de bloc, CHU Nantes

méthodologie 
  • L’objectif : L’étude a pour objectif principal d’évaluer un réglage optimal de la pression de travail d’une jet ventilation, selon la taille du patient
  • La population
  • Critères d’inclusion :  Patient majeur > 18 ans, Patient avec thermo-ablation sous jet ventilation à haute fréquence
  • Le design est un essai multicentrique, randomisée, contrôlée
  • Le rationnel : La thermo ablation tumorale per cutanée est un acte de radiologie interventionnelle(RI). Elle consiste à détruire, par la température,  une tumeur sous contrôle d’imagerie. Elle s’adresse à des patients sous anesthésie générale, pour des tumeurs hépatiques, rénales ou pulmonaires. La précision de ces gestes est demandée par la destruction tumorale mais également par le respect des structures vitales qui parfois les entourent. Pour atteindre cet objectif de précision, nous proposons depuis 2015, au CHU de Nantes, un mode ventilatoire permettant une stabilisation tumorale : la Jet Ventilation Haute Fréquence (JVHF).  Elle consiste à ventiler avec une petite quantité de gaz à haute fréquence, assurant une stabilité diaphragmatique. Cette stabilité entraine une précision d’image rendant possible la superposition des images entre le repérage et la ponction. Elle limite également le nombre de passages dans l’arceau scannographique. Ce processus changeant totalement le mode de surveillance de ventilation du patient et pose des interrogations physiologiques et techniques, ces interrogations ralentissent l’adhésion des équipes d’anesthésie à ces nouvelles possibilités. Une première étude observationnelle, « Pulmojet », visait donc à évaluer l’absence de répercussions ventilatoires pour les patients. Nous avons montré  que les patients ne présentent pas de barotraumatismes, ni d’atélectasies majeures, mais également des écarts de capnographies pré et post procédures assez significatifs. Le paramètre de JVHF modifiant l’oxygénation et la ventilation du patient est la pression de travail. Son réglage reste actuellement empirique pour l’équipe de Nantes. Une seconde étude rétrospective, « pulmojet 2 » a inclus 500 patients. Elle visait à recueillir les données morphologiques et opératoires du patient permettant d’aboutir à un algorithme afin d’optimiser le mode de calcul de la pression de travail. C’est cette algorythme que nous souhaitons évaluer dans « pulmojet 3 »
Co-investigation 
  • Le centre investigateur doit pratiquer ou prévoir de le faire à court terme la thermo-ablation sous jet ventilation à haute fréquence.
PERIMETRE GEOGRAPHIQUE

France entière

Calendrier

Accord de principe souhaité avant mi-septembre 2023

Contactez :

Nathalie Doria

IADE Coordinatrice Pti HD / Unité d’abords vasculaires.

Tel. 02 44 76 84 34 

Nathalie.DESFRICHESDORIA@chu-nantes.fr

Thomas Rulleau PT PhD

Coordonnateur paramédical de la recherche en soins

Kinésithérapeute  –  Docteur en Sciences (STAPS – cognition)

thomas.rulleau@chu-nantes.fr

Tél. 06 35 55 03 35

RECHERCHE paramédicaux co-investigateurs

Pour quelle étude?

PHRIP STORM : L’effet de la position assise en dehors du lit en réanimation sur la récupération fonctionnelle chez les patients sous ventilation mécanique : étude multicentrique prospective randomisée contrôlée

Investigateur COORDONNATEUR

FOSSAT Guillaume, Kinésithérapeute, CHU Orléans

méthodologie 
  • L’objectif : L’étude a pour objectif principal d’évaluer l’impact de la mise au fauteuil des patients de réanimation sur le statut fonctionnel mesuré par l’échelle PFIT-s à la sortie de réanimation.
  • La population
  • Critères d’inclusion :  Patient majeur > 18 ans, Patient hospitalisé en réanimation depuis 24 heures minimum et sous ventilation mécanique invasive, Séjour devant se prolonger 72 heures minimum
  • Critères de non inclusion :  Patient présentant une contre-indication à la mise au fauteuil, Thrombose veineuse profonde non anti-coagulée efficacement, Fracture ou trouble orthopédique contre indiquant la mobilisation en dehors du lit, Embolie pulmonaire, Instabilité hémodynamique avec une PAM < 65 mmHg ou dose d’amines vasopressives supérieure à 0.5 µg/kg/min, Patient traité par ECMO veino-veineuse ou veino-artérielle, Patient moribond, Mort encéphalique, Polyradiculonévrite aiguë (syndrome de Guillain-Barré), Myasthénie, Amputation trans-métatarsienne complète ou plus haut située d’un ou des deux membres inférieurs, Personne protégée (sous tutelle ou sous curatelle), Personne sous sauvegarde de justice, Personne non affilié à un régime de sécurité social, femme enceinte ou allaitante.
  • Le design est un essai randomisé contrôlé multicentrique réalisé en deux groupes parallèles et en ouvert
  • Le rationnel : Dans les recommandations éditées par la Société de Kinésithérapie de Réanimation et la Société de Réanimation de Langue Française en 2013 (ROESELER REANIMATION 2013), s’appuyant sur des données scientifiques de faible niveau de preuve en ce qui concerne l’intérêt du fauteuil, il est écrit que : « Il faut probablement envisager précocement le transfert passif puis actif en position assise au fauteuil (ou lit position fauteuil) ». Actuellement, cette thérapeutique n’est pas mise en œuvre dans tous les services de réanimation, soit par manque de temps ou de disponibilité des équipes soignantes ou par manque de preuves scientifiques claires. La mise au fauteuil lorsqu’elle est réalisée passivement n’est pas considérée par les physiothérapeutes comme un acte de rééducation. Elle est réalisée par les équipes soignantes de réanimation grâce à une expertise et des moyens techniques (rails plafonniers/dispositifs de levage), sans la présence obligatoire d’un kinésithérapeute dédié à la mobilisation. La mise au fauteuil peut aussi s’effectuer activement, si le patient est capable de se lever par ses propres moyens, le tout sous la surveillance de l’équipe soignante, pour assurer la sécurité de l’appareillage, parfois complexe, de réanimation. S’il s’agit d’un simple transfert, il ne s’agit toujours pas d’un acte rééducatif. La réhabilitation précoce en réanimation, consiste à faire bouger le patient, peut-on considérer que le transfert depuis le lit vers le fauteuil est un acte de réhabilitation précoce ? Malheureusement tous les services de réanimation, ne disposent pas d’un kinésithérapeute dédié à la mobilisation précoce et parfois le seul moyen de « faire bouger le patient » est de le « sortir du lit ». C’est pourquoi nous posons l’hypothèse de recherche suivante : « La mise au fauteuil précoce du patient de réanimation, permet d’améliorer la récupération fonctionnelle en comparaison d’une stratégie conservatrice de positionnement (assis dans le lit). »
Co-investigation 
  • Le centre investigateur ne doit pas forcément disposer d’un kinésithérapeute dédié à la mobilisation.
  • Le centre investigateur doit pratiquer la mise au fauteuil des patients sous ventilation mécanique invasive (i.e intubation ou trachéotomie).
  • Les patients du groupe contrôle bénéficieront de la position « assis dans le lit ». En fonction des organisations de service, ils pourront avoir ou non de la mobilisation précoce. Cependant, ils ne devront jamais aller au fauteuil, sauf s’ils sont capables de se lever seuls avec une aide humaine.
  • Les patients du groupe intervention pourront avoir ou non de la mobilisation précoce (comme dans le groupe contrôle). Mais, ils devront aller au moins une fois par jour au fauteuil lorsqu’ils satisferont les critères de mise au fauteuil.
  • La randomisation se fera de façon individuelle et non en cluster. La stratification de la randomisation par centre permettra de limiter les biais inhérents à la présence ou non d’un kinésithérapeute.
  • L’étude prendra également fin lorsque le patient sera considéré comme sortant de réanimation, pour cela il doit satisfaire tous les critères ci-dessous : 1) Plus besoin (ou à risque) de ventilation mécanique invasive, 2) Plus besoin (ou à risque) de drogue vasoactive, 3) Pas d’agitation ou de trouble de la conscience nécessitant une prise en charge et un monitorage continu, 4) Pas de désordre métabolique ou hématologique nécessitant une prise en charge et un monitorage continu
  • L’étude prendra fin dans tous les cas au 28ème jour post-inclusion.
  • 150 patients sont nécessaires sur une durée de 24 mois.
PERIMETRE GEOGRAPHIQUE

France entière

Calendrier

Accord de principe souhaité avant mi-septembre 2023

Contactez :

Guillaume FOSSAT Kinésithérapeute – Médecine Intensive Réanimation  – Investigateur coordonnateur PHRIP STORM

Téléphone : 02 38 65 13 18 , guillaume.fossat@chr-orleans.fr